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Sécurité Alimentaire

Sécurité Alimentaire

L’insécurité alimentaire revêt au Mali deux dimensions:

L’insécurité alimentaire chronique ou structurelle, qui résulte essentiellement du caractère massif de la pauvreté. En effet, l’insécurité alimentaire des ménages maliens relève davantage de problèmes d’accessibilité que de disponibilité des denrées sur les marchés.

  • Les problèmes identifiés comme contribuant « structurellement » à une aggravation de l’insécurité alimentaire au Mali (démographique ; les problèmes naturels ; la pluviométrie très irrégulière ; la mauvaise exploitation des ressources naturelles ; l’érosion des sols ; les difficultés etc..). A cela s’ajoute la crise socio-politique et sécuritaire depuis 2012.
  • La malnutrition chronique est également partie intégrante de l’insécurité alimentaire structurelle au Mali. Le faible accès de la majorité de la population surtout rurale à l’eau potable, les faiblesses des revenus notamment en milieu rural etc….

L’insécurité alimentaire conjoncturelle qui correspond aux difficultés alimentaires qui affectent périodiquement certaines catégories de la population et dont l’intensité est variable (depuis les pénuries limitées dans le temps et dans l’espace jusqu’aux crises généralisées).

Ces deux dimensions de l’insécurité alimentaire sont étroitement liées.

Les ménages en situation d’insécurité alimentaire et de vulnérabilité élevée sont concentrés dans le nord et le sud des régions Kayes et Koulikoro, le nord de Ségou, le plateau Dogon et la zone ceinturant le delta central du Niger à Mopti, le cercle de Douentza et la zone lacustre à Tombouctou. Ils sont peu présents dans les grandes zones de production agricole (Sikasso, Ségou, où la vulnérabilité est également moindre) et dans la zone de pastoralisme transhumant (Kidal) (PAM, 2016).

En ce qui concerne la malnutrition aiguë, la région de Mopti est la plus touchée avec un taux de 19% (PAM 2016).  Pour ce qui est de la malnutrition chronique, les régions de Sikasso et Koulikoro sont les plus affectées avec des taux de 46% et 41,5% respectivement, très au-dessus du seuil critique de 30 % de l’OMS. Ces taux sont également élevés dans les régions de Ségou et Mopti où ils s’élèvent à 38% et 33% respectivement.

Dans l’optique du cadre harmonisé d’analyse permanente de la vulnérabilité courante au Sahel, les enquêtes agricoles au Mali tendent vers un bilan alimentaire en lieu et place du bilan céréalier et prennent en compte la dimension nutritionnelle.

ERADD et ses partenaires s’efforcent de concrétiser la vision d’un monde libéré de la faim. Pour y parvenir d’ici à 2030, conformément aux objectifs de développement durable (ODD), il faudra que non seulement qu’ERADD mais aussi les acteurs du monde entier garantissent l’accès toute l’année à des aliments nutritifs, pour éliminer le retard de croissance, renforcer les possibilités économiques s’offrant en milieu rural, prévenir le gaspillage alimentaire et promouvoir le développement agricole durable.

Comme énoncé dans son plan stratégique 2022-2025, notre objectif principal est de répondre aux besoins alimentaires des populations déplacés internes, les populations vulnérables et des victimes d’autres situations d’urgence et de crises rendant nécessaires des secours prolongés mais aussi de promouvoir la sécurité alimentaire mondiale conformément aux recommandations formulées par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La présente stratégie fait fond sur les activités approuvées par le Conseil d’administration d’ERADD dans un Plan de développement stratégique et durable contribuant à l’attente à l’horizon 2030 des ODD. Il comprend à la fois l’aide humanitaire et le développement, qui s’inscrivent dans le contexte plus large du progrès et du développement durable de l’humanité, pour instaurer la paix et la prospérité pour tous.

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